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« Le plus important est l’amour,

car l’amour avec l’humilité et la patience vont ensemble.

Je n’obéis pas. J’aime ».

Sainte Mère Gabrielle (1897-1992)


 

 

​  Née à la fin du XIXe siècle dans le quartier du Phanar à Constantinople, après ses études à Thessalonique et en Suisse, elle décide de venir en France et en Angleterre juste avant la Seconde guerre mondiale.

 

Elle retourne en Grèce après la guerre, où elle dirige une école d’agriculture, avant de partir en Inde en 1954 où elle va se mettre au service des plus pauvres dans un dispensaire en compagne de moines hindous.

 

En 1959, elle entre au monastère des saintes Marthe et Marie, alors en Jordanie, où elle restera jusqu’en 1966, effectuant à cette période de nombreux voyages à l’étranger (Inde, Iran, Etats-Unis, Kenya, Suisse…).

 

Elle reste ensuite quelques années à Athènes dans un petit monastère qu’elle a fondé : la « Nouvelle Jérusalem », puis, pendant un an, à 82 ans (1979), elle est higoumène du monastère de l’oasis de Faran au Sinaï.

 

Elle passe ensuite une dizaine d’années à Athènes. Là, pendant onze ans, mère Gabrielle reçoit les visiteurs en quête de Dieu. Son amour, sa prière, son mot de consolation, son conseil, touchent au cœur les personnes les plus diverses qui viennent à elle : jeunes et vieux, hommes et femmes, évêques, prêtres, moines, moniales, laïcs, grecs et étrangers, orthodoxes, non-orthodoxes, non-croyants, hindous, bouddhistes, francs-maçons, artistes, scientifiques, astrologues… En même temps, elle maintient une vaste correspondance et elle prolonge sa diaconie au téléphone. Après le dernier visiteur le soir, puis la nuit et le matin, mère Gabrielle entre dans un temps d’hésychia (silence), de recueillement, de prière.

 

En 1989, elle se retire dans un ermitage dépendant du monastère de saint Nectaire à Égine. Atteinte d’un cancer, elle doit retourner à Athènes, puis elle se retire dans un ermitage à l’île de Léros.

Elle reçoit, à la fin de sa vie, le grand schème monastique et le 28 mars 1992, elle part pour son dernier voyage, vers la patrie céleste.

 

Par père Yannick Provost, recteur de la paroisse Saint-Jacques-frère-du-Seigneur, à Quimper, et Saint-Jean-de-Cronstadt-Saint-Nectaire-d’Égine, à Rennes, et membre fondateur de l’équipe éditoriale des Chroniques du Sycomore.  https://www.chroniquesdusycomore.com/

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Quelques extraits du livre : L’Ascèse de l’amour 

Biographie et témoignages de Mère Gabrielle Papayannis (1897-1992).

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L’amour nous est donné par Dieu. Car Dieu est Amour. L’amour que nous portons aux autres vient de la Source, va vers eux et retourne de nouveau à la Source. Mais l’amour ne peut avoir de limites. Il est infini. Et comme dit l’apôtre Paul :  " L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne disparaît jamais  » (1 Co 13,7-8). Quand tu donnes tout ton amour à quelqu’un qui ne l’accepte pas, cet amour retourne en toi. Le Seigneur dit :  » Donne la paix à la maison où tu te rends. Si elle n’est pas acceptée, la paix te reviendra  » (Mt 10,12-13). C’est ainsi dans la vie…

 

Patience, pardon…, tout est dans l’Amour. Aimer c’est aussi se mettre à la place de l’autre. C’est ce que le Christ a dit :  » Aime ton prochain comme toi-même  » (Lc 10,27). C’est encore ce qu’il a répondu au légiste :  » Va et, toi aussi, fais de même  » (Lc 10,37). Indépendamment de qui il est. Est-il bon ? Est-il méchant ? Est-il étranger ? Est-il des nôtres ? L’Amour, c’est aimer quelqu’un pour lui-même. Pour qu’il évolue et pour ce qui l’attend… Non pas par rapport à toi. Rien par rapport à toi. C’est ainsi que Dieu nous aime.

 

La Croix est le symbole du sacrifice de soi-même envers les autres. Mais celui qui se donne aux autres, les aime et les aide, ne sent pas ce sacrifice. Quand cet Amour se donne, c’est l’Amour divin lui-même qui passe dans le cœur du donateur, ce n’est pas l’homme qui le donne. Il ne sent aucun  » sacrifice  » car il n’en a pas conscience. Pour lui, c’est une attitude naturelle – rien ne change dans sa vie, dans sa santé – au contraire, il s’en réjouit continuellement, car il est à la fois donateur et récepteur de ce divin Amour, de cette force. Le Christ nous l’a prouvé par sa vie et son enseignement, sa crucifixion, sa Résurrection. Aussi le vrai amour se trouve-t-il toujours sur la Croix, mais en même temps, il est dans la lumière de la Résurrection.

 

Tous angoissés! Que se passe-t-il? Quelque chose... La notion de la Joie a été perdue. C'est très sérieux! Là-bas en Inde, ils attendent le Christ et ils L'attendent avec joie. Quant à nous, nous «L'avons», mais nous ne «Le reflétons» pas... Nous sommes coupables... Fort coupables.

 

Ni ce que tu fais, ni où tu vas, ni ta façon de vivre, d'aider les autres... Une seule chose a de l'importance: la Qualité et la Quantité de l'Amour que tu donnes partout. Partout! Sans discrimination.

 

Si Le Seigneur était Visible et Présent, que ferais-tu? Ferais-tu ceci? S'll était là, cela?... Ainsi, tu es protégé de tout péché.

 

A partir et au-delà de l'Amour, la Volonté de Dieu te dira comment tu dois parler.

 

Puisque je Lui obéis, je ne peux pas... m'angoisser.

 

Je suis une ouvrière de la onzième heure... Mais le Seigneur a dit que même ceux qui arrivent à la dernière minute doivent travailler.

 

Si nous devenons le miroir où l'Autre verra son visage, et si ce miroir est joyeux, il ne pourra que voir, lui aussi, quelque chose...

 

Nous avons besoin de trois choses. Premièrement, de Foi, Deuxièmement, de Foi. Troisièmement, de Foi.

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